En France, le racisme demeure un phénomène structurel et ordinaire à la fois : il s’exprime autant par des actes explicites (insultes, agressions, discriminations avérées) que par des mécanismes plus diffus (stéréotypes, biais implicites, soupçons de non-appartenance). Avec plus de 1,2 million de personnes déclarant être victimes d’au moins une atteinte raciste annuellement et seulement 4 % de plaintes sont enregistrées (chiffres du CNCDH), la France traverse une crise identitaire « meurtrière ». De plus, il est certain que ce chiffre est largement sous-estimé du fait de la peur et des réticences à déclarer ces situations.